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« Toussaint, Commémoration des fidèles défunts, Une fête cachée par une autre nous fait penser à la fin de temps »
samedi 1er novembre 2014
par Père Florentin Palangi Mopela

Chers amis, comme à l’accoutumée, le mois de novembre s’ouvre par une double célébration : la fête de la Toussaint qui unit l’Église terrestre à l’Église céleste et la commémoration de tous les fidèles défunts, où l’Église catholique met tous les défunts au cœur de la prière liturgique.

La première célébration nous relie non seulement à tous les saints canonisés dont la liste a été récemment enrichie des Saints papes Jean XXIII, Jean Paul II et du Bienheureux Paul VI, mais aussi à ceux qui, en réalité les plus nombreux, sont dans la béatitude divine.

La seconde, au lendemain de la Toussaint, est une fête liturgique qui célèbre à la fois une journée de commémoration et une journée d’intercession où l’on fait mémoire de nos défunts de l’année et on prie pour eux.

Nous prions pour eux car ils ont besoin de purification pour être pleinement avec Dieu. Notre prière peut les aider dans leur épreuve de purification en vertu de la communion de tous les saints. La Toussaint est bel et bien une grande fête. Elle donne ainsi un avant-goût de la liturgie éternelle que la liturgie de la terre anticipe. Elle est promesse d’éternité, force de vivre, lien à Dieu et à ce titre, elle est irremplaçable.

Dans notre monde actuel, La Toussaint et la commémoration des fidèles défunts sont souvent considérées comme une succession de fêtes mal aimées. Est-ce parce qu’elles nous rappellent ce à quoi nous ne voulons pas penser, la séparation de la mort ? Car ces deux fêtes sont rarement célébrées pour ce qu’elles sont vraiment. Pourtant l’une comme l’autre célèbrent la joie de l’homme d’avoir rencontré Dieu.

Au cours de ce mois de Novembre, l’Église nous invite à implorer les saints qui sont nos aînés dans la foi et à prier pour nos morts. En effet, si la Toussaint est une fête d’obligation et un jour férié, alors que le lendemain est un jour ouvrable, il est plus facile pour nous catholiques de faire d’une pierre deux coups. Voilà pourquoi à la sortie de la messe de Toussaint, beaucoup de chrétiens se rendent au cimetière. Car comme disait Julien Bonhomme : « Les morts ne sont pas morts ».

Fêter les morts est un geste éminemment religieux, qui appartient à toutes les cultures, même les plus anciennes. À travers diverses coutumes, les hommes expriment leur attachement, parfois mêlé de crainte, à l’égard de ceux qui les ont quittés. Enfin, les deux fêtes n’auront de sens que si elles sont inscrites dans nos vies et honorées dans la foi, entre vivants tendant à la fin des temps sous le règne du Christ-Roi de l’Univers.


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