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Entre force et faiblesse
dimanche 5 octobre 2008

Ce qui fait notre force, c’est ce sur quoi reposent nos vies, ce qui leur donne sens. Personnellement et collectivement.

En octobre, la rentrée est faite et l’été déjà loin. Chacun est de nouveau calé dans ses rythmes et ses habitudes, tentant d’affronter la grisaille des jours et de faire face à de nouveaux défis. Forcément, les choses ne se passent pas exactement comme on le prévoyait. Et l’on fait à nouveau l’expérience de ses limites. Nous ne contrôlons pas totalement nos vies, la réalisation de nos projets demeure souvent imparfaite. Nous mesurons aussi que nous ne sommes pas totalement maîtres de ce qui se passe intérieurement en nous.

A certains moments, nous pouvons nous sentir les spectateurs impuissants, voire même les prisonniers de ces logiques de forces qui s’affrontent :qu’il s’agisse de l’actualité internationale –Géorgie, Afghanistan… -, de notre situation politique et sociale en France, mais aussi bien sûr des évènements de nos vies, au travail, en famille, sans parler de nos soucis de santé.

Alors, sur quoi repose notre force, la nôtre comme celle de notre société ? Sur l’argent, l’économie, les relations, le savoir, la supériorité technologique, le bon droit ? Peut-être, mais au final, nous savons bien que cela ne suffit pas. Ce qui fait notre véritable force, c’est ce sur quoi reposent nos vies, ce qui leur donne sens. Personnellement et collectivement.

Consentir à sa faiblesse, c’est permettre de laisser émerger une force. Accepter de ne pas tout contrôler, décider, c’est permettre que quelque chose arrive, sans désir de puissance égoïste, mais avec la tranquille assurance d’être à sa place pour accueillir la vie comme un don et non comme un dû. Cela ne signifie pas – bien au contraire ! – ne rien programmer ni entreprendre. Mais c’est s’y engager, conscients que « le salut d’un roi n’est pas dans son armée, ni la victoire d’un guerrier, dans sa force « (Psaume 32). Et trouver là une incroyable liberté…

François Boëdec ( Jésuite ) . Revue Croire Aujourd’hui ( octobre 2008 )


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